Avantages et inconvénients du biogaz

Les avantages du gaz vert

Obtenu par la méthanisation de résidus agro-alimentaires, le gaz vert permet une valorisation des déchets directement sur le territoire. Issu de la fermentation de déchets organiques en l’absence d’oxygène, le gaz vert est une énergie renouvelable préservant les ressources naturelles.

En évitant que le méthane ne soit libéré dans l’atmosphère, cette production contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les déchets à l’origine de ces effluences de gaz rendues inodores servent en outre de fertilisants organiques, substituts avantageux des engrais chimiques habituels.

La qualité des sols et celle des nappes phréatiques est ainsi mieux préservée. Cette exploitation gazière est aussi créatrice d’emplois non délocalisables, un atout pour le développement économique du territoire concerné.

Enfin, ce gaz écologique est injecté dans le réseau de distribution de gaz, ce qui augmente la part d’énergies vertes dans la consommation énergétique globale.

Des applications concrètes

Les aspects très positifs de ce combustible ont favorisé des investissements multiples de la part de collectivités territoriales, d’industries mais aussi d’agriculteurs. Ces derniers ont pour obligation de stocker le lisier et le fumier dans des équipements adéquats, suffisamment volumineux pour conserver ces effluents durant au moins 6 mois. Ce délai de stockage peut être utilisé pour méthaniser ces matières organiques à bon escient. Une fois épuré, ce corps gazeux est doté des mêmes propriétés que le gaz naturel.

Lorsqu’il est distribué via le réseau classique, il sert donc à produire du chauffage, du combustible pour la cuisson ou pour chauffer l’eau à usage domestique. Il est donc possible d’exploiter son propre site de digestion anaérobie de matières agricoles. Ce dispositif permet de percevoir des revenus supplémentaires grâce à la revente d’énergie verte aux compagnies spécialisées.

Quelques inconvénients à connaître

Le processus de méthanisation destiné à produire du combustible vert comporte un certain nombre de points négatifs ou du moins, d’obstacles potentiels.

Un équipement idoine nécessite des investissements conséquents. Il faut donc disposer de capitaux pour pouvoir se lancer dans cette production et espérer en tirer un certain profit. De plus, une fois cet aspect financier de départ surmonté, les coûts de fonctionnement et d’entretien du gisement sont élevés.

Ce dispositif exige également qu’on lui consacre du temps. Il est primordial de veiller à mélanger les matières en bonne proportion pour un résultat optimal. Une température de 37°C doit être maintenue dans le digesteur de manière constante. Le risque de « moussage » et toute anomalie dans le processus anaérobie représentent aussi des écueils à prévenir. Enfin, il s’avère parfois difficile de bénéficier d’un raccordement au circuit énergétique (pour la revente) à la campagne.

Le gaz vert peut être envisagé, entre autres, comme une solution d’avenir face à l’épuisement des énergies fossiles. Des recherches sont toujours en cours pour continuer d’améliorer les procédés d’exploitation.